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Jacques et le Haricot magique

Aujourd’hui l’Arène d’Airain propose :


TITRE : Jacques et le Haricot Magique (Jack and the beanstalk)
GENRE : Conte, comédie musicale, dessin animé
ANNÉE : 1967
DURÉE : 51 minutes
REALISATION : Gene Kelly, Hanna-Barbera pour la partie animée
DISTRIBUTION : Gene Kelly, Bobby Riha
PRODUCTION : Hanna-Barbera Productions
PAYS : USA
DISTINCTION : Emmy Awards
ARGUMENT : Les temps sont durs à la ferme, c’est pourquoi la mère du petit Jacques envoie son fils en ville pour vendre sa vache au plus offrant. Sur le chemin, l’enfant croise un marchand ambulant qui lui propose d’acheter sa bête pour une poignée de haricots magiques. Il accepte le marché et, de retour à la maison, annonce à sa mère l’affaire exceptionnelle qu’il vient de faire. Au vu des larmes de sa maman, Jacques déchante très vite et balance ces haricots qui ont rendu triste sa bien-aimée mère. Contre toute attente, pendant la nuit, les haricots se mettent à pousser …

Avis du gourmet :

L’âge d’or de la comédie musicale est passé. Pourtant, d’irréductibles rêveurs s’accrochent à la magie. Ce téléfilm est une adaptation du célèbre conte Jacques et le Haricot magique, conçue pour la chaîne américaine NBC. Alliant dessin animé, conte, comédie musicale et romance, il constitue un divertissement de choix pour l’enfant (et pour moi) en quête de merveilleux. Jacques et le Haricot magique est écrit, réalisé et chorégraphié par Gene Kelly lui-même. Tout amateur de comédie musicale connait Gene Kelly : danseur hors-pair, acteur, chorégraphe de génie, réalisateur, perfectionniste, grand enfant… La partie animation est laissée aux bons (mauvais ?) soins d’Hanna-Barbera, studio mondialement connu pour son style animé à pas cher et pour ses productions comme Scooby-Doo. Gene Kelly avait déjà travaillé avec eux pour le film Invitation à la danse (1957) qu’il avait réalisé. Cette comédie musicale comportait elle aussi des scènes animées. Si Jacques et le Haricot magique ne propose pas de chorégraphies inventives et que l’incrustation des acteurs dans le monde animé est quelque peu bâclée, le charme opère néanmoins. Il s’inscrit dans la lignée de films magiques comme Un jour une bergère (1934), Le Magicien d’Oz (1939), Mélodie du Sud (1946), Hans Christian Andersen et la danseuse (1952), Les Aventures de Tom Pouce (1958), Le Pays des jouets (1961) ou Mary Poppins (1964), mais en plus enfantin et plus léger encore.

L’animation confère un charme particulier au film. Cela efface peut-être la sensation de malaise ou du tout-guimauve parfois indigeste que l’on peut trouver dans Un jour une bergère avec sa surenchère de décors artificiels et de héros costumés en personnages de contes. C’est, à mon sens, plus agréable, léger et équilibré. Un mélange innocent, tout en bonne humeur et juste pour le plaisir d’un divertissement naïf au charme certain.

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